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Gaspard

gaspardPetite biographie :

Gaspard est né un mois d’août, il y a vingt ans. Il a grandi en banlieue parisienne, entre les cerisiers de son jardin et le goudron de ces écoles dont on parle dans les journaux, quand ça va mal. Il a vécu à Toronto pendant un an avant de revenir à Paris pour suivre une licence de cinéma. En parallèle de cette passion pour le septième art, Gaspard a toujours dessiné. Beaucoup, n’importe où, n’importe quand, sur n’importe quoi et avec n’importe quoi. Par plaisir ou pour passer le temps, ce qui n’était probablement qu’un divertissement est devenu un moyen d’expression, un outil acéré pour traduire et exorciser les ombres gardées loin au fond de lui. Sous le crayon, ces ombres se font monstres, bonshommes, animaux ; souvent un peu des trois mélangés. Ce sont des divinités exténuées, des corps perdus dans l’espace. On peut y voir de la poésie, de la tendresse, des peurs d’enfants et des angoisses d’adultes. Mais ça respire aussi le bonheur.

Art brut ou dessins d’enfant, c’est allumé, inspiré, vivant… et rassurant, au fond. Comme le seraient milles fétiches bienveillants et protecteurs.

Laurent Vignais

 

Laurent Vignais est né en 1963. Il vit et travaille à Laval.

 

François Ferrier

François FERRIER

François Ferrier est né en 1976 à Paris.Il choisit de se consacrer à la peinture à l’age de vingt-trois ans, après des études de musique.Souvent représentés nus, ses personnages ne cherchent pas à provoquer. Il s’agit simplement d’observer l’humanité sans se voiler la face. Tout regarder. La puissance d’un corps en mouvement, la force d’une étreinte, l’empreinte du temps ou encore la solitude. Des thèmes que l’on retrouve dans ses paysages, où la nudité des corps s’efface devant celle des lieux.

 Expositions ( sélection )

2013 : Galerie des éditions Autrement. exposition Routes

2011 : Librairie Galerie Le Cabanon: exposition Silences.

2008 : Art en Capital, Grand Palais, Paris. Exposition Identités, avec le groupe Itinéraires, dans le cadre de la Nuit Blanche 2008.

2007 : Avec le groupe Itinéraires, exposition collective, mairie du IXè, Paris.

2005 : Galerie Aicart & Aijtink, Hilversum. Galerie Chloé van Dongen,Troyes. MAC 2005, Paris

2004 : MAC 2000, Paris. Centre d’art Red Box, Barjols

2003 : SNNP, Paris. Hotel Monceau Wagram, Paris

2002 : Combats. Eglise St Médard, Paris. Eglise St Pierre, Dreux

2001 : Galerie des Tournelles, Paris

François Malingrëy

François Malingrey affectionne les portraits, les grands formats, les événement troubles, les fins heureuses, le sang qui afflue sous la chair, les questions sans réponse et la satisfaction du travail bien fait.

Lulù Nuti

Lulù Nuti

« Territoires perdus, géolocalisation » « Territoires perdus, géolocalisation » est la présentation d’une recherche conduite par Lulù Nuti autour des territoires abandonnés, tels de modernes Pompéi, suite à des catastrophes dues à l’insouciance de l’homme. C’est une ample recherche qui se veut en perpétuelle évolution. Les œuvres aujourd’hui proposées par la galerie TOKONOMA sont issues de cette recherche et en constituent comme « un premier chapitre », premier chapitre qui présente des cartes géographiques, réelles ou imaginaires, de territoires marqués par des catastrophes nucléaires. Ces cartes, en donnant à ces territoires, géographiquement localisés, formes et frontières en font ainsi des « pays » à part entière..

Fabienne SANNER

Fabienne SANNER, sculptures

 

c était au début d adorables années...

Catherine RAYNAL

Avec pour seul viatique des objets délaissés, des matériaux usagés, Catherine Raynal explore la part d’ombre et de silence que recèle toute mémoire, la sienne mais aussi la nôtre.

Ainsi l’installation « mémoire noire » s’est elle construite en assemblant sur des formes de bois recouvertes de pages d’annuaires enduites de jus d’encre de Chine des objets hétéroclites qu’elle a glanés au fil du temps ou que lui ont apportés amis et connaissances qui ont participé à cette démarche et à cette création. Objets certes infiniment modestes, hétéroclites, usés, rouillés, cassés, au rebut, mais objets auxquels s’associe la richesse des souvenirs de moments, de lieux, de visages qui, traversant l’ombre du temps, remontent à la mémoire individuelle ou collective.

250246001193075842De même, ce sont des vestiges de vies qui ont imprégné de vieux draps exhumés de quelque armoire que Catherine Raynal cherche à faire revenir au jour à travers des jeux d’encre, ombres du passage de l’humain.

De la pratique méditative et silencieuse qu’impose la broderie sur une toile que le temps a écrue sont nés des dessins ainsi que des mots qui reprennent en écho ceux qui reviennent souvent en majeur dans la poésie d’Anise Koltz.

Enfin les dessins, exécutés dans des tons de noir et de rouge, également présentés dans l’exposition, témoignent de cette démarche d’introspection et de réflexion que l’artiste poursuit sur la mémoire des ombres.

Laureline Lê

Laureline LÊ

« Adtentio », installation, dessins

du 21 mai au 14 juin 2015

Née en 1988. Vit et travaille à Paris.

Après avoir étudié la gravure à l’école Estienne puis intégré les Beaux-Arts de Paris, dont elle a récemment été diplômée, Laureline Lê pratique aujourd’hui principalement le dessin, mais aussi l’estampe et la sculpture (céramique, bronze). Curieuse de découvrir de nouveaux environnements de travail, elle a effectué plusieurs résidences d’artiste à l’étranger (Luxembourg, Québec, Danemark…). Ses pièces ont été exposées à Londres, au Danemark, au Luxembourg, ainsi qu’à Paris et en région parisienne.

ascensions-200 par 155cm-graphite et carbone sur papier

Au premier abord, la pratique artistique de Laureline Lê évoque la délicatesse d’une collecte d’éléments naturels voués à l’étude, une poétique de la recherche scientifique. Selon une déclinaison de tonalités noires et blanches, les œuvres de l’artiste apparaissent comme les variations de surfaces sensibles détachées de leur état de nature, la blancheur clinique qui les entoure n’enlevant rien de leur beauté intrigante. Le procédé de l’empreinte cher à l’artiste, donne naissance à des formes indicielles, nées d’une « matière reproduisant la matière »[1]. Pourtant, tandis qu’elle recueille, effleure ou frotte chacun de ces objets, Laureline Lê laisse se profiler des profondeurs inattendues. C’est alors qu’un imaginaire de cartographie donne naissance aux ambitions abyssales de la géologie[2]. Le cheminement qui sous-tend la conception des œuvres présentées se trouve retranscrit au travers d’un dessin sur bois intitulé La Carte mentale. Cette œuvre apparaît ainsi comme une forme de cosmogramme englobant l’ensemble du travail de manière allusive, donnant à voir les lois régissant le « micro-univers » de l’exposition. C’est avec délicatesse que Laureline Lê propose de s’approprier le monde, en convoitant ce qu’il est possible de tenir dans la main. Tandis que nous connaissons le dieu Atlas portant la terre sur ses épaules, Laureline Lê nous invite à l’embrasser au travers de fragments poétiques.

Laure Jaumouillé

[1] Didi-Huberman Georges, La ressemblance par contact, archéologie, anachronisme et modernité de l’empreinte, Les Editions de Minuit, Paris, 2008, p.131
[2] L’émergence de cette nouvelle dimension apparaissant tout particulièrement dans la série de dessins intitulée Six théories des profondeurs.

Olivier Renevret

Une certaine absence

Ce que je cherche avant tout dans la pratique de la peinture c’est mon absence. Je ne veux être responsable que de l’évidence de ce que la peinture montre, laissant à elle-même son pouvoir poétique, narratif ou émotionnel.

J’ai choisi pour cela les outils les plus simples de la peinture. C’est le choix du non-choix. Parce qu’ils ont été utilisés par tant d’autres depuis si longtemps ces outils ne peuvent pas m’appartenir. Ils sont intemporels et universels. Ils me permettent de ne rien affirmer.

J’utilise, pour la production de mes œuvres, des procédés simples qui régissent l’application du médium sur la toile. Ces procédés, pensés en amont de la réalisation, m’empêchent d’agir en réaction avec ce que je vois naître sous mes yeux et évitent toute expression personnelle née de l’instant. En revanche ces procédés intègrent systématiquement le geste qui est ici abordé comme « utile » et non esthétisant ; à la manière d’un maçon façonnant un enduit.

Par cette approche de la peinture je me donne une place proche de celle du spectateur dans le sens où je n’ai pas de volonté prédéfinie quant au résultat final mais n’en suis que le témoin. C’est une démarche d’ouverture, d’accueil et d’acceptation. En cherchant mon absence j’invite l’œuvre à se réaliser d’elle-même, à me dépasser.

Hug, 61×38 cm

Ben, 61×38 cm

13 bis

Depuis 2009, Treize bis, plasticien, colle ses images poétiques sur les murs de son quartier, à la frontière des XIXe et XXe arrondissements de Paris.25e23_56b7

La vitrine qu’est la rue lui a permis de faire de nombreuses rencontres et de réaliser ses premières commandes : ornementations et scénographies pour des événements musicaux et des créateurs de mode, clips, décors muraux extérieurs ou intérieurs de bars et de boutiques… jusqu’à concevoir des compositions sur mesure pour des particuliers.

collage en intérieur

Pour son exposition à la galerie TOKONOMA, Treize bis a plié, sans l’appauvrir, son riche imaginaire au format classique du cadre.

A l’occasion de cette exposition il présente également un échantillon de ses compositions d’intérieur.

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