Archives de catégorie : Artistes

XXV   61X54 cmMagnus Carlén

Il ne faut pas résister à la peinture de Magnus Carlén, y chercher sens ou parole, mais laisser l’émotion venir, se faire jour à travers les transparences colorées, travaillées et subtiles. S’offre alors, à qui accepte cet abandon, un monde dont la richesse et la poésie se cristallisent sans s’attacher aux formes et aux représentations, monde de sensations ineffables et pourtant sensibles et concrètes. Magnus Carlén, né à Stockolm en 1960, vit et travaille en Suède.

huiles sur panneau format 15X12 cm
 huiles sur plexiglass format 20X15 cm

dec 2012 - 1

 

huiles sur toile format 61X54


Jens Ferm

 

P1070278-001

Sa peinture qui peut déconcerter au premier abord, tant elle semble enfantine ou malhabile, est un éloge de la simplicité et de la suggestion. Le peintre est un contemplatif, un fin observateur de son environnement qui possède la capacité de ressentir, un peu à la façon des maîtres de l’estampe japonaise, le temps qui s’écoule entre les secondes. L’air de n’y pas toucher, Jens Ferm explore l’essence des objets et des choses qui l’entourent, capte leur identité dans ce qu’elle a de plus synthétique et évocateur.

Les sujets de Jens Ferm montent à la surface de la toile comme les souvenirs remontent à la surface de la conscience. Il élabore ses peintures sans préméditation aucune. Il ne pense jamais qu’il va peindre une pivoine, l’étendue une mer vide ponctuée d’une barque solitaire ou le fourmillement ensoleillé d’une brassée de fleurs de mimosas. Sa peinture procède d’un murmure intérieur et d’un abandon à la couleur.

José Ferrer

Comme inspiré par un art d’accommoder les souvenirs, Jose Ferrer tire de photos d’enfance ou de lieux qu’il habita jadis une trame qu’il tisse en y entremêlant objets nés de rencontres de hasard et silhouettes du présent. Sur cette toile ainsi tissée, il rêve sa mémoire…

Biographie

José Ferrer est né à Valence. Après y avoir étudié la philosophie, il a suivi des cours de photographie à Bologne puis à Las Palma.

Il vit et travaille aujourd’hui à Bruxelles.

Il a précédemment exposé en Belgique et en Espagne

Petite histoire d’une photo

Lundi dernier je suis allé aux Puces. J’ai pris quelques photos au hasard de ce qui retenait mon attention: un petit cheval en bois, les arbres et le ciel sur un tableau en canevas délavé, une chaise, une malle dont le cuir abîmé faisait naître d’étranges motifs ….

Mardi il pleuvait. Et, qui sait, peut-être que je cherchais un peu de lumière : je me suis mis à regarder des photos anciennes, des photos que j’ai prises autrefois en Sardaigne, de ces photos un peu banales qu’on prend à la volée pour se souvenir d’un moment, d’un lieu, d’un geste, d’un sourire, d’une lumière.

Regardant ainsi distraitement la photo d’une plage, se superposant aux formes des rochers, le souvenir de la texture du cuir de la malle photographiée le jour précédent a resurgi soudain, inopinément .

J’ai pensé aussitôt que le petit cheval en bois de la veille pourrait trouver plaisir à s’ébattre sur cette plage un peu morne et vide qu’il égaierait…

Plus tard j’ai fermé les yeux et, dans mon souvenir, le ciel de ce jour de mai en Sardaigne et celui du tableau en canevas des Puces se confondaient, faisant reculer très loin celui gris de ce jour de pluie présent.

Ainsi plus tard, comme dans un puzzle, je me suis mis à découper des objets et des personnages, à choisir des scènes parmi mes voyages et mes promenades et j’ai construit une sorte de mémoire inventée.

J’ai depuis souvent pratiqué cette « plongée dans les images » de mes vies d’autrefois pour en ramener, du fond de l’eau profonde des souvenirs, ces tableaux d’une mémoire rêvée.

 Jose Ferrer

plagerouge

désert

cheval1

cabane

 

forêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaspard

gaspardPetite biographie :

Gaspard est né un mois d’août, il y a vingt ans. Il a grandi en banlieue parisienne, entre les cerisiers de son jardin et le goudron de ces écoles dont on parle dans les journaux, quand ça va mal. Il a vécu à Toronto pendant un an avant de revenir à Paris pour suivre une licence de cinéma. En parallèle de cette passion pour le septième art, Gaspard a toujours dessiné. Beaucoup, n’importe où, n’importe quand, sur n’importe quoi et avec n’importe quoi. Par plaisir ou pour passer le temps, ce qui n’était probablement qu’un divertissement est devenu un moyen d’expression, un outil acéré pour traduire et exorciser les ombres gardées loin au fond de lui. Sous le crayon, ces ombres se font monstres, bonshommes, animaux ; souvent un peu des trois mélangés. Ce sont des divinités exténuées, des corps perdus dans l’espace. On peut y voir de la poésie, de la tendresse, des peurs d’enfants et des angoisses d’adultes. Mais ça respire aussi le bonheur.

Art brut ou dessins d’enfant, c’est allumé, inspiré, vivant… et rassurant, au fond. Comme le seraient milles fétiches bienveillants et protecteurs.

Laurent Vignais

 

Laurent Vignais est né en 1963. Il vit et travaille à Laval.

 

François Ferrier

François FERRIER

François Ferrier est né en 1976 à Paris.Il choisit de se consacrer à la peinture à l’age de vingt-trois ans, après des études de musique.Souvent représentés nus, ses personnages ne cherchent pas à provoquer. Il s’agit simplement d’observer l’humanité sans se voiler la face. Tout regarder. La puissance d’un corps en mouvement, la force d’une étreinte, l’empreinte du temps ou encore la solitude. Des thèmes que l’on retrouve dans ses paysages, où la nudité des corps s’efface devant celle des lieux.

 Expositions ( sélection )

2013 : Galerie des éditions Autrement. exposition Routes

2011 : Librairie Galerie Le Cabanon: exposition Silences.

2008 : Art en Capital, Grand Palais, Paris. Exposition Identités, avec le groupe Itinéraires, dans le cadre de la Nuit Blanche 2008.

2007 : Avec le groupe Itinéraires, exposition collective, mairie du IXè, Paris.

2005 : Galerie Aicart & Aijtink, Hilversum. Galerie Chloé van Dongen,Troyes. MAC 2005, Paris

2004 : MAC 2000, Paris. Centre d’art Red Box, Barjols

2003 : SNNP, Paris. Hotel Monceau Wagram, Paris

2002 : Combats. Eglise St Médard, Paris. Eglise St Pierre, Dreux

2001 : Galerie des Tournelles, Paris

Lulù Nuti

Lulù Nuti

« Territoires perdus, géolocalisation » « Territoires perdus, géolocalisation » est la présentation d’une recherche conduite par Lulù Nuti autour des territoires abandonnés, tels de modernes Pompéi, suite à des catastrophes dues à l’insouciance de l’homme. C’est une ample recherche qui se veut en perpétuelle évolution. Les œuvres aujourd’hui proposées par la galerie TOKONOMA sont issues de cette recherche et en constituent comme « un premier chapitre », premier chapitre qui présente des cartes géographiques, réelles ou imaginaires, de territoires marqués par des catastrophes nucléaires. Ces cartes, en donnant à ces territoires, géographiquement localisés, formes et frontières en font ainsi des « pays » à part entière..

Fabienne SANNER

Fabienne SANNER, sculptures

 

c était au début d adorables années...

Laureline Lê

Laureline LÊ

« Adtentio », installation, dessins

du 21 mai au 14 juin 2015

Née en 1988. Vit et travaille à Paris.

Après avoir étudié la gravure à l’école Estienne puis intégré les Beaux-Arts de Paris, dont elle a récemment été diplômée, Laureline Lê pratique aujourd’hui principalement le dessin, mais aussi l’estampe et la sculpture (céramique, bronze). Curieuse de découvrir de nouveaux environnements de travail, elle a effectué plusieurs résidences d’artiste à l’étranger (Luxembourg, Québec, Danemark…). Ses pièces ont été exposées à Londres, au Danemark, au Luxembourg, ainsi qu’à Paris et en région parisienne.

ascensions-200 par 155cm-graphite et carbone sur papier

Au premier abord, la pratique artistique de Laureline Lê évoque la délicatesse d’une collecte d’éléments naturels voués à l’étude, une poétique de la recherche scientifique. Selon une déclinaison de tonalités noires et blanches, les œuvres de l’artiste apparaissent comme les variations de surfaces sensibles détachées de leur état de nature, la blancheur clinique qui les entoure n’enlevant rien de leur beauté intrigante. Le procédé de l’empreinte cher à l’artiste, donne naissance à des formes indicielles, nées d’une « matière reproduisant la matière »[1]. Pourtant, tandis qu’elle recueille, effleure ou frotte chacun de ces objets, Laureline Lê laisse se profiler des profondeurs inattendues. C’est alors qu’un imaginaire de cartographie donne naissance aux ambitions abyssales de la géologie[2]. Le cheminement qui sous-tend la conception des œuvres présentées se trouve retranscrit au travers d’un dessin sur bois intitulé La Carte mentale. Cette œuvre apparaît ainsi comme une forme de cosmogramme englobant l’ensemble du travail de manière allusive, donnant à voir les lois régissant le « micro-univers » de l’exposition. C’est avec délicatesse que Laureline Lê propose de s’approprier le monde, en convoitant ce qu’il est possible de tenir dans la main. Tandis que nous connaissons le dieu Atlas portant la terre sur ses épaules, Laureline Lê nous invite à l’embrasser au travers de fragments poétiques.

Laure Jaumouillé

[1] Didi-Huberman Georges, La ressemblance par contact, archéologie, anachronisme et modernité de l’empreinte, Les Editions de Minuit, Paris, 2008, p.131
[2] L’émergence de cette nouvelle dimension apparaissant tout particulièrement dans la série de dessins intitulée Six théories des profondeurs.

Sarah Bartélémy-Sibi

http://s-b-s.fr/

« Cumulovaccus »  Mobiles / papier découpé