Dessins de Yves Helbert, Magdalena Lamri, Sylvie Sauvageon – 27 juin / 14 juillet

Yves Helbert

 

Yves Helbert procède à un inventaire de vieilles photographies ou d’œuvres de grands maîtres de l’histoire de l’art qu’il reconstruit et détourne. A ces images il adjoint des textes courts qui ne sont ni des titres ni des légendes, mais des signes qui créent une combinaison, souvent poétique, parfois troublante ou même inquiétante, entre le texte et l’image. La série “Naturarium” se penche sur notre usage de la nature. Et si elle n’était finalement qu’une création humaine ? La nostalgie qui émane de ces dessins cède heureusement le pas à l’ironie, la seule arme qui nous reste face à la désolation du monde.

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Magdalena Lamri

Le jour ou j’entendis le cheval blanc 2017 Graphite on paper 75×110             Le Pique-nique 2017 graphite et fusain sur papier 75×110

Magdalena Lamri, après avoir étudié les techniques anciennes et contemporaines de la fresque à l’ENSAAMA Olivier de Serre (Paris) a choisi dès 2008, de se consacrer tout entière à la peinture et au dessin. Depuis elle multiplie les expositions tant en France qu’à l’étranger (Belgique, Allemagne, Italie, France, Dubai…). Puisant, entre autres, son inspiration dans la littérature (Lewis Carroll, Shakespeare,…), son travail nous plonge dans une douce insomnie, un rêve éveillé où s’abolissent les frontières entre réalité et imaginaire. La représentation humaine est coeur de sa production. Mais sa présence et précaire. L’humain tente d’évoluer dans un environnement fragile et menacé.

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Sylvie Sauvageon

     Ils disparaissent n°11 19×24 cm                        Les hommes en noir n°34 32×24 cm                Ils disparaissent n°13 19×24 cm

« Pour pouvoir savoir et comprendre où se situent les autres j’ai besoin de m’approprier l’apparence des choses, les images (communes ou personnelles) et de les reproduire. […] Comme si le dessin devenait la preuve de l’existence.» nous dit Sophie Sauvageon. Pour elle dessiner ce n’est pas seulement représenter, donner à voir, mais se saisir physiquement du monde qui l’environne Le travail du dessin vient ainsi unifier les sources hétérogènes dans lesquelles elle puise (vieilles revues, plaque photographiques rongées par le temps, les couvertures des livres qu’elle lit, les scènes et décors du quotidien …) pour en dresser un catalogue intime et sensible…